Néonicotinoïdes – Le pesticide qui fait polémique

Durant tout le mois de janvier, la question de l’utilisation des néonicotinoïdes a été au cœur des débats. A la surprise générale, le 24 janvier, le ministre de l’agriculture a renoncé à une nouvelle dérogation. Retour sur la problématique.

Les néonicotinoïdes, ce sont ces insecticides utilisés pour la protection des plantes comme produits biocides (lutte contre les nuisibles). L’utilisation de ce pesticide fait polémique. Accusé de porter atteinte aux abeilles, il est surnommé le pesticide tueur d’abeilles, car il s’attaque aux systèmes nerveux des abeilles.

Interdits en Europe en 2018, des dérogations ont cependant été mises en place. Notamment auprès des producteurs de betteraves sucrières en 2020. Une décision du gouvernement français bien accueillie auprès des producteurs qui estiment l’utilisation du pesticide bénéfique pour leurs productions.

En début de mois au micro de FranceInfo, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires  a affirmé que l’année 2023 sera « la dernière année » où les producteurs de betterave bénéficieront de la dérogation comme précisé sur le projet d’arrêté présenté en début d’année. « Je vous assure qu’il n’y aura pas de nouvelle loi », a-t-il promis. Il a également annoncé la mise en place d’un programme national de recherche de 20 millions d’euros, pour qu’on puisse faire en sorte de trouver des alternatives.

Le ministre est pourtant en désaccord avec Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture, favorable à ces pesticides. En revenant sur cette décision, il affirme cependant la fin après cette année de la dérogation: « La position de la France est claire et donc ça suppose que les alternatives soient trouvées cette année. Parce que le même argument du manque de solutions ne pourra pas valoir à nouveau ».

Afin de récolter l’avis des français, une consultation publique a été lancée par le gouvernement jusqu’au 24 janvier. Une dérogation critiquée par différents organismes défenseurs de l’environnement. C’est le cas de l’ONG Générations Futures, qui estime que la situation actuelle ne justifie pas l’utilisation du pesticide contrairement aux années précédentes.

Mais le 23 janvier, le ministère de l’Agriculture a renoncé à autoriser la dérogation pour cette année. Une décision qui se justifie par la position de la France à la COP15 de Montréal en décembre. L’utilisation des néonicotinoïdes est donc désormais totalement interdite en France. Une interdiction surprise après des débats tout au long du mois. Une victoire pour les défenseurs de l’environnement. Marc Fesneau s’est cependant exprimé lors d’une conférence de presse pour rassurer les agriculteurs. « Je n’ai aucune intention de balader les agriculteurs et en particulier ceux qui sont inquiets (…) J’ai convenu avec les représentants de la filière qu’on mettrait en place un dispositif qui permettrait de couvrir le risque de pertes qui serait liée à la jaunisse le temps qu’on trouve les alternatives dont on a besoin ».

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