IZIPest » Actualités » Comment les punaises de lit deviennent des alliées de la police scientifique
Longtemps redoutées pour leurs piqûres et leurs infestations domestiques, les punaises de lit (Cimex spp.) s’invitent désormais dans les laboratoires de criminalistique. Des chercheurs malaisiens ont montré que ces insectes pouvaient conserver l’ADN humain jusqu’à 45 jours après leur dernier repas sanguin. Une découverte intrigante, laissant entrevoir un usage inédit des punaises de lit comme « espions biologiques » sur les scènes de crime.
Ce protocole s’appuie sur des techniques de médecine légale éprouvées (Forensic Science International, 2018).
L’exploitation des punaises de lit comme support d’ADN apporte une voie originale à la recherche médico-légale. Cependant, il est essentiel d’en comprendre les limites biologiques et comportementales : elles ne se nourrissent que sur un hôte immobile pendant plusieurs minutes. Si elles peuvent conserver un ADN exploitable, leur rôle reste donc complémentaire et contextuel, plutôt qu’un outil de preuve direct.